Chers tous,
Nous voici au terme de notre voyage, à Séoul, que nous avons rejoint via la piste cyclable « des 4 rivières », qui fait partie du vaste réseau de plus de 1.700 kilomètres traversant le pays sur plusieurs axes. La majeure partie du tracé est en site propre, et on en a profité un max ! Cela nous a tellement changé des 2 x 4 bandes de nos débuts en Corée du Sud… Tout au long du parcours, il y a de nombreuses pagodes sur le bord de la route qui invitent à la pause, des toilettes, parfois des points de ravitaillement en eau et même de petits ateliers d’autoréparation de vélo. On a aussi retrouvé quelques poubelles publiques, ce qui a son importance (au Japon, il n’en existe pratiquement pas, ce qui surprend dans un pays où tout est suremballé, et ce qui nous a parfois quelque peu compliqué la tâche). Des cabines téléphoniques rouges annoncent des « certification points », où l’on peut apposer un cachet dans un petit carnet, preuve du passage au point donné. Un carnet rempli donne droit à un sticker dans le passeport, délivré par les autorités.


















Les campings où nous nous arrêtons sont vastes et au décorum parfois étonnant. Ils rivalisent aussi d’illuminations qui se révèlent le soir venu.
Au fil des kilomètres, nous continuons d’expérimenter la générosité extraordinaire des habitants. Des cyclistes s’arrêtent pour donner aux enfants les ravitaillements qu’ils avaient prévus pour eux. Dans les campings, il n’y a pas eu un soir où nous n’avons pas reçu de la nourriture (du kimchi bien sûr, le plat traditionnel coréen fait de légumes lactofermentés plus ou moins épicés), une table et des tabourets à prêter (on devait faire un peu pitié accroupis autour de notre butagaz…), et jusqu’à … 5 boites de 200 mouchoirs ! A deux reprises, nous nous sommes même fait avancer le coût de notre camping suivant par des gens rencontrés quelques minutes auparavant et que nous avions sollicités pour nous aider à réserver sur des sites en coréen (on vous racontera de vive voix comme il est fastidieux de réserver un camping en Corée du Sud, notamment parce que seuls des modes de paiements électroniques domestiques sont prévus, et parce qu’il faut toujours encoder la plaque d’immatriculation de sa voiture…).








L’entrée dans Séoul fut vraiment un chouette moment, par un dimanche très ensoleillé, entourés de centaines de cyclistes dans un ambiance mêlée de « 20 kilomètres de Bruxelles » et de « dimanche sans voiture ». Il faut dire que les Coréens sont des amoureux du vélo. Beaucoup roulent sur des modèles dernier cri (et couverts littéralement de la tête aux pieds, le visage entièrement masqué, pas un centimètre de peau ne devant être exposé au soleil, ce qui surprend un peu au début). D’autres utilisent les vélos et tandems mis en location en de nombreux endroits le long de la piste.
A Séoul, nous profitons encore un peu de nos super vélos pour visiter cette ville énorme (près de 10 millions d’habitants), mais néanmoins vivante et attachante, à travers laquelle il est aisé de se déplacer à deux roues. D’anciens palais et lieux de culte (maintes fois détruits et reconstruits) cohabitent avec des gratte-ciels modernes. La ville est propre et très animée.




















De nos vélos, nous devrons cependant nous séparer progressivement d’ici notre départ, pour leur permettre de vivre de nouvelles aventures auprès de Séouliens ou d’autres cyclovoyageurs étrangers partant également pour quelques semaines de route à travers le pays.
Nous serons heureux de vous revoir à partir de ce 7 mai !
Alix, Benjamin, Cécilia, Florent, Pascal, Prielle et Laurence
































































































































